Maison Célières

Maison Célières

Histoire

La maison Célières doit son nom à la famille Célières, arrivée à Nouméa depuis l’île de La Réunion en 1891. En 1898, le fils, Paul Joseph Célières, dit Thomy, confie à l’entrepreneur M. Gérosa la tâche de construire cette maison au Faubourg Blanchot, sur le lot de ville 630.

A la mort de Thomy en 1940 et de sa femme en 1966, c’est leur fille aînée Renée Célières qui obtient la jouissance de ce patrimoine, mais l’entretien coûteux qu’il occasionne l’oblige à prendre des locataires dès 1980, et à vendre une partie du mobilier de la maison en 1986.

Le bâtiment est classé monument historique en 1989 puis racheté en 2003 par la Ville de Nouméa, quelques années après le décès de Renée Célières en 1995. Dès lors, et sous l’impulsion de l’Association témoignage d’un passé, des travaux de restauration ont lieu entre 2006 à 2009, date à laquelle la maison Célières devient la Maison du livre.

Architecture

La maison Célières est une villa de style colonial, et au plan de distribution symétrique.

Sur la façade principale se trouve un porche d’entrée avec un escalier à deux volées qui mène à une véranda ouverte.

La porte d’entrée de la façade principale débouche sur un couloir desservant les quatre pièces du bloc central carré.

La circulation de l’air est optimisée grâce aux vérandas habillées de persiennes et aux ouvertures positionnées symétriquement.

Les vérandas permettent de rejoindre les quatre pavillons d’angle servant de bureau, de bibliothèque, de cabinet de toilette et d’office.

Le bâtiment repose sur un soubassement constitué de pierres et de briques. Les caves participent à la ventilation du bâtiment.

Afin d’éviter les incendies, fréquents dans les maisons en bois, la cuisine a été construite à l’extérieur. A l’extérieur se trouvent également une citerne, un lavoir à plusieurs bassins, une écurie, une remise et une chambre de domestique devenue plus tard une salle d’eau avec chauffe-eau à bois. La cuisine et la salle d’eaux ont été converties en toilettes lors de la restauration.

La maison principale ainsi que ses dépendances sont ornées d’un lambrequin.

A l’arrière de la maison principale et de dépendances se trouve un cabinet d’aisance.